Boutons en nacre

Bonjour,

J’ai une chemise sur-mesure qui a été confectionnée à HK et sur laquelle j’ai fait mettre des boutons en nacre. Simplement je trouve ces boutons assez bizarres et je voudrai m’assurer que c bien de la nacre véritable.
Y a t’il un moyen infaillible pour faire la disctinction entre des boutons en plastique/résine et de la nacre?

Pour infos certains boutons on le côté verso qui a noirci.

Qu’en pensez-vous.

Merci

Va voir sur le blog de Laliquette.

Il avait écrit un sujet sur les boutons en nacre.

Voilà: http://www.lavraiechemisesurmesure.net/spip.php?article1 :eek-1e6fb:

Sur les perles, qui ne sont rien d’autre que de la nacre, on dit qu’il faut les croquer (ou plus exactement les passer entre les dents sans trop appuyer). Hormis leur aspect irrégulier (une perle naturelle n’est jamais exactement sphérique) les perles véritables ont un aspect “rugueux” et des aspérités que n’ont pas leur reproductions en matière synthétique.
Cependant, il me parait difficile à un néophyte de s’assurer de la substance ce procédé, surtout sur un bouton.

Pour le reste, Nacre ne signifie pas forcément qualité ou beauté supérieure. Il faut savoir qu’il y a toute sortes de nacres, et que dans certains cas un bouton en nacre n’est pas forcément plus beau qu’un beau bouton synthétique. De même il ne me semble pas qu’un bouton de nacre soit plus solide qu’un bouton synthétique. La Nacre se raye assez facilement et les produits chimiques (lessive, parfums etc) peuvent altérer son aspect. Simplement, la nacre est une matière naturelle, et à ce titre préférée, qui peut être de plus très belle de par ses reflets irisés uniques d’une pièce à l’autre.
En principe la confection de qualité tend à utiliser la nacre au blanc pur, symbole de qualité et appréciée pour l’aspect laiteux irisé. Mais la matière peut avoir des couleurs variées et subtiles allant jusqu’au noir.

Pour le noircissement, j’ai entendu dire qu’un collier de perle qui n’est pas porté peut noircir ou se griser avec le temps mais je n’ai pas par moi même vérifié ce fait. D’ailleurs je me demande si ce n’est pas une confusion globale entre noircissement/oxydation de l’argent et le fait que l’on dit qu’il est important pour la matière naturelle qu’est la nacre, qui interagit avec l’extérieur, d’être portée (et donc aérée- hydratée) pour conserver son éclat.

Enfin j’ai lu par ailleurs que pour raviver l’aspect des boutons de nacre on pouvait utiliser un mélange de craie et d’eau appliqué à l’aide d’un chiffon.

Je confirme, les perles de culture “vivent” au contact de la peau et conservent ainsi leurs éclats tandis que les parfums alcoolisés les détériorent.

Hello,

La nacre accroche à la dent,facile à comparer avec du plastique qui glisse.
Tu poses sur la dent,pas trop fortement,et tu tires,comme pour rayer la nacre.
Ca se reconnaît aussi très facilement à l’aspect visuel,la nacre,quel que soit le coquillage a une structure trsè particulière,formée de couches micrométriques les unes sur les autres,contrairement au plastique macré qui est une matière transparente contenant tout pleins de micro paillettes.
Sur les petits boutons en nacre,tu as souvent le dessous qui est blanc,ou du moins plus terne,mais tu peux aussi avoir cette différence sur les boutons en plastic(dessous fait d’une autre couleur),celà dit,la différence entre les deux est assez évidente.

Pour repolir la nacre,j’utilise simplement du miror.
Aussi simple que ce produit puisse paraître il est très efficace sur beaucoup de matériaux(nacre,écaille,ivoire)
Je l’utilise aussi pour récuperer certains vernis sur du bois,quand les rayures ne sont pas profondes.

Pour le noircissement,ça ne me dit rien,par contre la matière étant de nature calcaire,elle a tendance à se matifier sous l’action de certains facteurs (humidité,atmosphère légèrement acide,je pense qu’il s’agit d’action bactérienne,ou mycosienne,les bactéries,ou champignons se développent à la surface,produisent des acides qui matifient la nacre,surtout lors de longues périodes en milieu humide et confiné,et en présence de matériaux comme le cuir,ou le bois,pièces sorties d’armoires par exemple)
Celà dit,c’est assez facile à récuperer,même si pour des boutons ça implique de découdre et recoudre,pour éviter de tâcher la chemise…

Tu peux facilement trouver des boutons en nacre en brocantes,sur ebay,vendus par plaquettes pour des très petits prix!
Ca a un charme que le plastic ne remplacera jamais!

Ma préférence absolue en nacre est le coeur de silverfish(sorte d’ormeau) mais rien que pour une chemise déjà,ça fait des sous!
Sinon,une belle nacre blanche ou noire,plus ou moins irisée,il y a aussi un escargot dont j’ignore le nom,qui fait une nacre presque blonde très irisée,dont on faisait des éventails.

La difficulté(surtout en coutellerie) avec la nacre d’huitre c’est que le “beau” côté,le côté le plus irisé,se trouve à L’EXTERIEUR du coquillage,et que c’est souvent ce côté qui est fissuré,bouffé à vers,ou pas assez épais…
La raison du pourquoi de la couche blanche sur certains boutons…

J’adore la nacre!

Ah Bon? J’ai toujours cru que la couche blanche provenait de la couche de maintien affectée à la nacre assemblée?

Il n’y a pas d’assemblage : la nacre est massive. Elle est souvent en partie irisée et en partie laiteuse, et même avec des traces et des irrégularités fortement colorées à la base dûes à la coquille (c’était le cas des boutons en nacre blanche anciennement utilisés par défaut par Courtot, maintenant ils utilisent le même modèle que Charvet).

Autrement dit, de l’intérieur vers l’extérieur de la coquille, l’on a la nacre non laiteuse, la nacre laiteuse, l’interface irrégulière entre la nacre et la coquille (l’on ne peut cliver la nacre, cela n’a rien d’un assemblage), la coquille.

Déclaration explosive ! :azylum-50bb:

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