Assis à la terrasse d’un café, j’observe. Un jeune couple s’approche, la trentaine. Lui : T-shirt sans forme, pantalon de survêtement, une paire de running avachies, autant que le bonhomme. Elle : pull noire en polyester de qualité médiocre, mini jupe en jean recouvrant un legging noir ; ses pieds sont chaussés d’une paire de Tropéziennes, chaussures féminines pour ados pré-pubères, qui cisaillent plus qu’elles ne tiennent un pied, plates à en attraper des tendinites. Ouf, de peu, on évite les Croc’s.
Ici, conformément à la charte du forum, je ne juge pas les personnes. Autour de moi, qui n’ai pas la chance d’habiter une capitale, tout n’est que vêtements bon marché sans style, tout n’est que cheveux gras avec barrettes roses, chaussures bas de gamme fripées, froisées, sans entretien. Alors je résiste.
« Le luxe c’est l’argent, l’élégance, c’est l’éducation » (S. Guitry). A croire qu’ici l’éducation n’a pas droit de citer.
Petite histoire 1 : à la recherche d’une chemise, je pénètre dans un magasin de PAP (enseigne connue, milieu de gamme), et demande aimablement à un vendeur une chemise Vichy dans les tons de bleu. Il me regarde sans comprendre. Je lui explique le principe du Vichy, motif à peitits carreaux faiblement contrasté, etc… « Ah ! Les chemises à carreaux ? Elles sont là ! » s’exclame-t-il en me désignant les chemises de bûcheron. Je résiste, j’éduque.
Petite histoire 2 : dans un boutique de chaussure, j’observe le cuir (immonde) d’une paire de chaussure bas de gamme. La vendeuse s’approche, en m’expliquant que c’est une très bonne chaussure avec semelle en cuir. Je lui explique que la semelle est en plastique, que c’est un cousu blake de très basse qualité. « Mais non, monsieur, ce sont des chaussures de couturier ! ». A 89€, vous êtes sûre ? Je résiste, j’éduque (dans ce cas, rien à faire).
Vous en savez un peu plus sur l’environnement dans lequel je vis.
Pour ma personne, je n’affiche certes pas l’élégance de certains sur ce forum : je ne peux malheureusement pas travailler en costume. Ce qui me freine dans mon choix de souliers (les richelieus avec un chino, mouais, bof…).
J’accorde le plus grand soin au choix de mes affaires, au regard de mes moyens, et depuis quelques temps tente de résister à l’invasion chinoise. Phénomène déjà existant dans certains milieux, je remise tout vêtement provenant de Chine sur leur présentoir.
Et j’avoue avoir une passion non assouvie pour les souliers me contentant de seulement trois paires dans ma garde-robe (hors docksides) : en rêve je porte les « Chasse » de J.M. Weston.
Bonjour à tous, et heureux de vous rejoindre, dans l’espoir d’étendre mes connaissances sur les us-et-coutumes du bon goût, et de partager avec certains d’entre vous.